Election présidentielle 2020 / Christian Yaovi Spieker, candidat indépendant

Election présidentielle 2020 / Christian Yaovi Spieker, candidat indépendant

Togolais de naissance, originaire d’Atakpamé de père et de mère, Monsieur Christian Yaovi Akoda, au bénéfice de l’article 3 de la loi fondamentale allemande, son pays d’adoption, a pris le nom de la femme Spieker devant Christian Yaovi Spieker. «Au Togo, la Constitution togolaise dans son article 11 consacre l’égalité entre l’homme et la femme. Donc cette égalité vaut aussi dans le mariage et pour le port du nom du mari par la femme comme le port du nom de la femme par le mari, donc juridiquement possible au regard de notre Constitution, norme suprême, même si le législateur togolais ne l’a pas expressément consacré dans le code togolais de la famille, » explique-t-il. Il se déclare opposé à une candidature unique de l’opposition qui, selon lui, favoriserait le pouvoir et préfère se concentrer sur des questions essentielles comme la refonte du fichier électoral, la composition de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) , la réforme de la Cour constitutionnelle … «Le temps est court et c’est pourquoi l’opposition doit s’y mettre sérieusement…» explique Christian Spieker. Mais à ce stade, il reconnaît que l’objectif sera difficile à atteindre selon ses mots. Il se propose comme un candidat à même de privilégier les intérêts du Togo et non de l’Occident. L’homme croit qu’il a une chance de briguer la magistrature suprême en 2020. Par ailleurs, il demande au gouvernement togolais d’assainir le cadre électoral pour le compte de la présidentielle en vue. Aussi regrette-t-il les querelles inutiles qui déchirent l’opposition togolaise. A l’instar de certaines formations politiques, Dr Spieker estime que la candidature unique n’est pas la solution pour aboutir à l’alternance. « Il faut plutôt lutter pour que le cadre électoral soit amélioré », a-t-il indiqué.

 

Christian Spieker veux être président au Togo tout simplement pour faire du Togo un pays modèle en s’inspirant du modèle allemand économiquement fort en Europe. Son programme politique est de changer le régime actuel en régime parlementaire avec à la tête du pays un chancelier ou chancelière ayant un pouvoir politique. Pas comme en Grande Bretagne mais comme en Allemagne avec souplesse que ce n’est pas le président du parti qui devient nécessairement chancelier mais celui ou celle que le parti majoritaire aux élections législatives a présenté (e) aux élections législatives. C’est ce régime parlementaire, dit-il, très démocratique qui servira de fondation solide et qui portera les institutions indépendantes. Les juges de la Cour constitutionnelle seront choisis par les députés après audition à l’Assemblée nationale. Ils seront tous juristes éminents et apolitiques. Aussi Christian assure-t-il qu’il veillera à la sécurité du chef de l’Etat sortant et des biens des compatriotes ayant servi dans le régime actuel. « Pas de chasse aux sorciers ni de condamnation des auteurs des exactions mais un geste de pardon à l’endroit de la population traumatisée par ces faits commis gratuitement et abusivement sur les personnes au cours de ces dernières années », conclut-il. 

Christian Yaovi Spieker intervient aussi comme chargé des cours en Master droit notarial à l´Université de Niamey créé en 2016 pour 19 pays de la région dont les  étudiants juristes togolais, aspirants notaires. À compter de janvier 2019 pour une durée de 5 ans, il est désigné pour siéger en tant qu’assesseur auprès du Tribunal de Grande Instance de la ville Koblenz en Allemagne. Mais vu son ambition pour les élections présidentielles, il s’est retiré de cette profession honorifique rare pour un africain  en Allemagne. Politiquement, bien formé, Christian Yaovi SPIEKER participe aux réunions, côtoie les politiques allemands depuis 2013, date à laquelle il est devenu membre du parti CDU, parti actuel au pouvoir. Il veut être président au Togo tout simplement pour faire du Togo un pays modèle en s´inspirant du modèle allemand économiquement fort en Europe. Une ambition présidentielle qu’il  nourrissait tout petit depuis qu’il était en classe de 6è en 1977 à Atakpamé au collège N.D.A (Collège Notre- Dame d´Afrique).

Le projet politique pour le Togo du candidat Spieker :

Pour y parvenir, « d´abord je vais proposer le changement carrément du système politique actuel pour le remplacer par un régime parlementaire. Ainsi on ne parlera plus des élections présidentielles au Togo mais seulement des élections législatives. Avantages du système parlementaire : économie d’argent car au lieu des élections présidentielles et aussi élections des députés, il y aura seulement des élections législatives. En plus, l´obligation pour un parti de travailler ensemble avec un autre parti ou deux partis dans le pays pour former le gouvernement, comme en Allemagne, première puissance économique de l´Europe. Ce pays est toujours ma référence dans toute chose car les Allemands sont très efficaces dans le travail ». Selon le Dr Christian SPIEKER le système politique actuel est inadapté pour la performance économique, politique et démocratique. « Je dois informer ici à propos de ce qui est dit ci-dessus que j´ai envoyé au Président de la république, Faure Gnassingbé en mars 2015, à un mois des élections présidentielles d´avril 2015, un courrier de quatre pages pour lui demander de faire des réformes en lui suggérant humblement comme conseils ce qu´il fallait faire et j´ai joint même au courrier un exemplaire de mon livre que j’ai écrit en 2013 en Allemagne et publié à Paris afin de le mettre à l´aise et l’éloigner des idées de méfiance d’opposant à mon égard, mais ce courrier cordial, respectueux et amical est resté sans suite, pourtant le récépissé de l’accusé de réception m´est revenu en Allemagne, ce qui atteste que le colis est bel et bien arrivé à la présidence. J´ai une copie de ce récépissé encore avec moi et l’exemplaire de ce courrier lui proposant de faire des réformes et changer de système politique ». Alors par quels moyens la diaspora peut-elle contribuer au développement du pays si nos idées et vision proposées au parti au pouvoir sont rejetées d´emblée par méfiance ? Se pose comme question Dr Christian SPIEKER… «Mais ayant la conviction que ce que je propose est bon pour le Togo, j’ai décidé de le présenter au peuple togolais car je trouve ce changement nécessaire pour notre pays et pour son développement.» Le changement de ce régime semi-présidentiel en système parlementaire fait partie de mon programme politique en tant que candidat en 2020 poursuit-il… «Avec ce système tel qu´il sera conçu, le parti qui arrive en tête, s´il a la majorité requise pour gouverner, il formera seul le gouvernement et le chef de ce parti deviendra le chancelier ou Premier ministre selon l´appellation qui sera retenue et adoptée dans la nouvelle constitution (mais personnellement je préfère le titre du Chancelier à celui du Premier ministre). Au cas contraire, il formera une coalition par affinité ou sensibilité politique avec un autre parti de son choix qui lui permettra d´atteindre le nombre de députés qu´il faut pour pouvoir gouverner. D´où l´obligation de travailler ensemble avec plusieurs partis dans l´intérêt du pays avec ce système parlementaire dont le Togo a besoin et qui manque jusqu´à présent. Je dois rappeler que dans l´UE, pratiquement tous les États le composant ont le système parlementaire avec à leur tête tantôt le Premier ministre ou le chancelier et à côté un président ou un roi ou reine selon que le pays est une monarchie ou une république et ce dernier ou dernière a un rôle honorifique mais qui joue aussi un rôle non négligeable d´incarnation de la nation. Seule la France fait exception parmi eux avec son système politique de type semi- présidentiel avec président et chef du gouvernement à la tête du pays. Je pointe cette copie conforme du système français comme cause des échecs politiques en Afrique et source des conflits stériles qui retardent le développement et l´harmonie dans notre continent qui ne connaît que des guerres et des tensions politiques entre frères.

Avec ma proposition, le président de la république, lui, sera choisi à l´Assemblée nationale par les députés de tout bord politique qui y siègent. Il va incarner l’unité du pays et assumera la mission honorifique qui lui sera attribuée par la nouvelle constitution de type parlementaire. C´est lui qui promulguera les lois et les ministres à nommer lui seront proposés par le chancelier ou Premier ministre. » 

Son projet pour le Togo en résumé…

Au niveau de la gouvernance du pays en termes de programme politique

– L´éducation et la formation dont dépend l´avenir de tout pays seront complètement réformées

– L´école primaire sera réformée également

Dès la classe de 6è les élèves seront orientés en fonction de leur potentialité mais en concertation avec des parents, soit vers la voie qui mènera l’élève au Lycée, soit la voie qui mènera l´élève dans une école professionnelle et dès qu’il sortira de cette école, il sera automatiquement embauché. La culture allemande en la matière est un exemple irréfutable qui nous servira de modèle dans ce domaine pour lutter contre le chômage de masse des jeunes au Togo qui ont des diplômes mais ne trouvent pas à faire.

– Le collège : brisons la barrière de la langue pour donner plus d´opportunité à nos enfants

L´allemand deviendra obligatoire et sera enseigné à partir de la classe de 6è en même temps que l´anglais alors qu’aujourd´hui avec le système actuel, l’allemand est un choix en seconde et encore seulement pour ceux qui font la série A4. Avec ce système actuel, combien de Togolais peuvent comprendre l´allemand et le parler correctement comme l´anglais ou le français alors que c´est une chance énorme de pouvoir faire des études en Allemagne si on comprenait l´allemand. La communication est la clé de réussite. En Europe les langues étrangères sont apprises dès les primaires.

Création d´un lycée allemand dans chaque région où l´allemand sera la langue d´enseignement de primaires jusqu´en terminale. Les étudiants ayant fait l´allemand sont pleins au Togo avec leur diplôme à la maison qui ne sert à rien si ce n´est pas à conduire ZEMIDJAN.

– Le bac 1 (ancien probatoire) sera supprimé. Il y aura seulement examen du bac en terminale

– Mode de désignation de présidents des universités

Le président de l´université sera élu par ses pairs et étudiants comme on fait pour les doyens de facultés afin que ce dernier puisse se mettre au service de l’institution et défendre les intérêts des étudiants et de ses pairs au cours de son mandat de 2 ans renouvelable une seule fois.

Les collectivités locales : La décentralisation sera plus poussée et les gouverneurs de 5 régions seront élus par les habitants de chaque région comme il est fait pour les maires dans les communes. Il n´y aura plus de préfets au Togo car ces derniers ne défendent pas les intérêts des habitants de leur préfecture mais obéissent aux ordres de celui qui les a nommés, ce qui est normal.

La formation professionnelle en alternance (un jour à l´école et 4 jours en Entreprise par semaine) Les écoles professionnelles seront créées pour permettre aux élèves de s´orienter très tôt pour ceux qui le souhaitent ou qui sont plutôt obligés de prendre cette voie pour telle ou telle raison.

Au niveau de l´économie

Si la CEDEAO ne prend pas ses responsabilités pour la création de la monnaie unique, le Togo prendra la sienne. Pour la maîtrise de sa politique monétaire au service de son économie et du développement, un pays a besoin de sa monnaie, ce qui n´est pas le cas depuis au Togo et ailleurs dans la zone UEMOA.

– L´emploi des jeunes

Les jeunes seront au cœur de la préoccupation si ma candidature triomphe en 2020 et les entreprises de transformation et de montage seront mises en place à travers les relations que nous allons renforcer avec l´Allemagne pour son savoir-faire en matière de formation des jeunes et de création des emplois

La construction des voies ferrées modernes sera programmée de Lomé jusqu´à Cinkassé.

Au niveau de la santé

L´hôpital Sylvanus Olympio sera modernisé et les appareils manquants seront remplacés car la santé au Togo est très inquiétante et les hôpitaux sont quasiment abandonnés par mauvaise foi et mauvaise volonté. Combien coûte un scanner et le Togo ne peut pas l´acheter ? Soyons sincères et sérieux.

Au niveau de l´accueil des malades en urgence dans les hôpitaux 

Le malade sera pris en charge pour les premiers soins urgents pour le mettre hors du danger de mort et ceci sera fait gratuitement sans qu´on demande à ceux qui l´ont amené de verser préalablement de l´argent alors que les minutes comptent pour le sauver. D’ailleurs est-il normal que les autorités en Afrique délaissent le secteur de la santé dans leur pays pour aller se faire soigner ailleurs en Europe ? Et s´il s´agit d´une crise dont eux-mêmes sont victimes et qui nécessite leur prise en charge urgente ? Ne vont-ils pas aussi mourir comme leur peuple, faute d’hôpital moderne ? Alors il faut qu´ils y pensent. Les médecins auront aussi à choisir leur carrière professionnelle entre le service dans le privé et le public mais pas les deux en même temps car il y a conflit d´intérêts surtout pour les médicaments des hôpitaux publics qui peuvent être détournés par les médecins du public, d´où cette prohibition. En Europe, soit on est médecin du privé ou des hôpitaux publics mais pas les deux en même temps.

Une armée républicaine

Tout laisse à croire que l´armée n´est pas républicaine au Togo. L´armée sera une armée au service du pays et non au service d´un seul homme qui est le président. L´armée doit contribuer à l’unité du pays.

La corruption

La lutte contre ce fléau sera mise en place avec des sanctions très sévères jusqu´au licenciement et l’emprisonnement partout dans le pays et dans tous les secteurs concernés sans exception.

La liberté et droits de l´Homme

La démocratie sera exemplaire. Les votes pendant les élections seront transparents et les processus seront irréprochables désormais dans le pays. Nous allons rentrer dans une autre ère de la démocratie. Les droits de manifester des partis politiques et des syndicats professionnels seront préservés et garantis par la constitution. Au Togo d´aujourd´hui on fait de beaux textes mais la réalité est tout autre.

Quel président serai-je pour le Togo si je suis élu en 2020?

Si je suis élu, je serai le président de tous les Togolais et vais prôner l´unité togolaise. Les institutions seront respectées et dotées d´indépendance pour leur bon fonctionnement. Vous aurez un président, digne, courageux, honnête au service du pays et qui pourra dire non à n´importe quel président d’un pays étranger, (quelle que soit sa puissance ou son influence dans le monde), si c´est nécessaire et qui fera passer d´abord les intérêts du Togo. Je ne serai pas un président qui s´envolera au lendemain des élections en cas de victoire à Paris, pour aller demander onction ou bénédiction à l´Elysée comme il est d´usage en Afrique, ce qui rabaisse la fonction présidentielle en Afrique francophone. Je dirai la vérité en face de n´importe quel président sans complexe pour défendre le Togo et ses intérêts vitaux. Cela relève de la responsabilité d´un président.

L´unité togolaise

Nos frères et sœurs d´UNIR ne seront pas inquiétés pour leur vie s´ils perdent les élections en 2020. Ils seront pardonnés des souffrances qu´ils ont fait endurer les populations, s´ils demandent pardon. Seule la construction ensemble de notre pays sera notre préoccupation et jamais le règlement de compte et la chasse aux sorciers. Nous sommes toutes et tous sœurs et frères. Aimons-nous les uns les autres. Si c´était le système politique de type parlementaire que le Togo avait adopté, ce qui s´est passé en 2010 entre UFC et UNIR avec des engagements non respectés, ne se serait pas passé, car la menace de sortir du gouvernement va amener l´autre parti politique (UNIR) à respecter ses engagements. Or, avec ce système politique actuel, de type semi-présidentiel, même si un président n´a pas respecté des engagements qu´il a pris envers un autre parti, il ne peut pas démissionner pour cela car il est élu pour la durée de son mandat. Avec le système parlementaire, la menace de dissolution de l´assemblée nationale pour de nouvelles élections législatives, faute de majorité pour gouverner seul, est toujours là. Donc cette peur de perdre son siège à l´Assemblée va amener chaque parti à être correct vis- à- vis de l´autre parti politique avec lequel il gouverne. Voilà les atouts qu’offre le système parlementaire. C´est un outil d´unité et de cohésion sociale pour notre pays. Ne perdrons plus du temps dans les querelles inutiles qui retarde l´avancement de notre pays. L’intérêt général doit à tout moment prévaloir sur tout.

José Eric K. GAGLI

 

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